Histoire
L'agriculture,
principale ressource
Les premiers documents cadastraux datés de 1511 et des délibérations communales, à partir de 1495, font apparaître une société villageoise composée de trois artisans, de quelques éleveurs et d'une grande majorité de cultivateurs. Le terroir est alors réparti en labours (cultures diverses) (36%), prés (23%) et vignes. Quelques bastides éparses commencent à apparaître sur le territoire de la commune. Les Guerres de Religion, auxquelles participe la famille seigneuriale, obligent les villageois à renforcer et entretenir constamment les structures de défense, remparts et portes du village.
Au début du 17ème siècle, les Pontevès réintègrent leur château qu'ils avaient
délaissé pour leur hôtel barjolais, plus sûr et plus confortable. Malgré quelques
aménagements, tel un jeu de paume,le château conserve une apparence
médiévale austère.
Aménagements
du Grand Siècle
En 1650, François de Pontevès vend le château et les terres à un homme d'affaires et financier aixois, Pierre Maurel,
surnommé le "Crésus Provençal". Celui-ci entreprend de grands travaux de rénovation et d'agrandissement du château. L’édifice compte une cinquantaine de
pièces, quatre tours d'angles et des terrasses. Intérieurement, il est décoré richement et orné d'un mobilier raffiné et de somptueux trompe-l'oeil ../..
../.. dus au talent du peintre Jean Daret. Dans la plaine, Pierre Maurel bâtit une maison en "forme de pavillon", sur le modèle aixois, à la Bastide des Salettes. Il participe au projet de construction de l'église actuelle et édifie le moulin à huile à la demande des habitants.
De nouvelles activités
Sous la Révolution, le château est déjà partiellement en ruine. Quatre co-seigneurs se partagent le
terroir et les 550 habitants vivent de cultures de céréales et d'oliviers,
d'élevage et de quelques arpents de vignes.
Au 19ème siècle, une activité nouvelle, l'élevage du ver à soie ainsi que la création d’une
fabrique de tomettes renforcent l'économie du village.
La création de la voie ferrée de la compagnie du Central Var reliant la vallée de la Durance à Draguignan permet l'exploitation de la bauxite sur trois sites
dès le début du 20ème siècle et jusqu'en 1949 avec une interruption d'activité au
moment de la première guerre mondiale.
En 1913, la création de la cave coopérative permet à de nombreux agriculteurs de refaire surface après la crise du phylloxéra qui a détruit le vignoble dans les années 1875-1880.